En public

Temps fort

Festival du Jamais Lu-Paris

3ème édition

du vendredi 20 au dimanche 22 octobre 2017

Le Festival du Jamais Lu Paris, c’est une rencontre entre le Québec et la France ; la naissance de nouvelles paroles contemporaines ; un rassemblement entre deux cultures cousines ; une grande fête d’où découle un scan détonant de notre monde.

Pour une 3e édition, Théâtre Ouvert accueillera du 20 au 22 octobre 2017 les mots de onze auteurs proférés par quarante bouches. Une manière de se frencher à la québécoise !

Cette célébration jumellera quatre auteurs français à quatre metteurs en scène québécois, accompagnés d’une troupe d’inépuisables acteurs. À ces mises en lecture s’ajouteront la Traversée d’une écriture québécoise ainsi qu’un cabaret de clôture politico-poétique : l’apogée de cet échange transcontinental.

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MISE EN VOIX

John Doe ( I need a hero )

Lucie Depauw

Vendredi 20 octobre à 20h

Un pavillon idéal / Un couple / Idéal /

un soir / Lui rentre du travail / Elle attend / a gardé le nourrisson /

la discussion dérape / dispute / rancœur / chacun rumine sa journée /

entre « baby blues » et « burn out » /

le lendemain matin à l'aube des gendarmes sonnent pour une perquisition...

 

C'est l'histoire d'un couple en crise, d'une traversée du désert....


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LECTURE-RENCONTRE

Traversée d’une écriture québécoise

David Paquet

Samedi 21 octobre à 16h

Il n’y en a pas deux comme lui. De son esprit finement tordu s’éjectent des personnages-météores inattendus. Des flammèches, des fulgurances, des furies. De leurs tragédies, il tire un rire franc, loin du ricanement. De leurs névroses, il fait des triomphes. Car derrière ses figures flamboyantes se cachent des êtres qui tremblent et qui nous ressemblent. Auteur québécois déjà largement reconnu sur la scène internationale, David Paquet vient ici partager quelques extraits de sa production théâtrale, dont vont se saisir dix jeunes acteurs gourmands.


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MISE EN VOIX

Ce qui nous reste de ciel

de Kevin Keiss

Samedi 21 octobre à 18h30

À travers l’histoire de deux fratries, je m’interroge sur notre capacité de croyance. La croyance dans ce qu’on voit et qu’on est seul à croire. Seul à voir. Comment croit-on ? Comment est-on cru ? Quelle porosité entre la folie et la foi ? Je m’interroge sur notre faculté supposée à pouvoir affirmer le vrai et le faux. Sur nos nécessités de transcendance. Sur nos refus du réel et l’appel de l’invisible. Je crois qu’écrire cette pièce sur la croyance c’est finalement écrire sur le doute. Et donc sur l’amour.


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MISE EN VOIX

Que nos vies (aient l’air d’un film parfait)

de Nathanaël Frérot

Samedi 21 octobre à 20h

J’aimerais dire. Te dire à toi. 

Ou t’écrire. 

Tu n’es pas là et c’est toujours à toi que je parle. 

Je t’écris depuis un endroit

D’une zone sensible aléatoire. 

On y parle d’endroits

D’un théâtre des opérations à venir

De territoires aux contours mouvants

avec des frontières tracées à main levée

Un croquis de maisons, de soleil ou de nuages avec des chemins et des bonhommes

Un schéma technique très précis exécuté avec de très gros feutres. 

 

 


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MISE EN VOIX

La Traductrice

de Vincent Farasse

Dimanche 22 octobre à 16h

- Suzanne est morte, à l’angle de la rue Lecourbe et de la rue Cambronne.

- Je sais.

- C’est un drôle d’endroit pour mourir, non ?

 

Un homme reçoit un coup de téléphone, qui le somme de se rendre immédiatement à l’hôpital : sa femme vient de mourir, renversée par une moto.

Quelques mois plus tard, une question l’obsède : sa femme est morte à l’angle de la rue Lecourbe et de la rue Cambronne, en plein après-midi. Leur appartement, son travail, étaient à l’autre bout de Paris. Que pouvait-elle bien faire dans ce quartier ?


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CABARET LITTÉRAIRE

PING-PONG

Nouveau cabaret poétique et politique

Dimanche 22 octobre à 18h

L’espace public est saturé d’opinions, d’ondes et d’infos. Six auteurs de fiction - trois Québécois, trois Français - vont utiliser leur outil de prédilection, les mots, pour se renvoyer la balle et remettre un peu d’ordre dans ce chaos. Ou pourquoi pas pour y rajouter un brin de pagaille et secouer le convenu - ce serait plutôt ça leur inclination. D’un continent à un autre, vous entendrez ici l’écho d’une vaste conversation poétique, politique et sans doute philosophico-ludique.

 

 


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SPECTACLE

C'est la vie

avec le Festival d'automne
© Christophe Raynaud de Lage

© Christophe Raynaud de Lage

du 30 octobre au 7 novembre 2017

Dans la littérature dramatique, la tragédie de la perte d’un enfant est sans cesse rejouée. Véritable motif historique, on n’a pourtant jamais réussi à nommer les parents qui ont perdu un enfant.
Ces orphelins à l’envers qui héritent de leurs enfants sont les oubliés de la sémantique. Seul l’hébreu et l’arabe ont tenté de réparer cette injustice avec le terme Shakoul (littéralement l’ourse à qui on a pris ses petits) et Takal (dont on a coupé les bourgeons).

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Festival

Focus à Théâtre Ouvert

F.T.O#4

La quatrième édition du festival fait entendre des textes pour la plupart inédits d'une douzaine d'auteurs français et étrangers.

avec notamment
Huda Abderhamane, Benoît Bradel, Nathalie Fillion, Claudine Galea, Olivia Grandville, Eugen Jebeleanu, Barbara Métais-Chastanier, Hala Moughanie, Nathalie Quintane, Florian Pautasso, David Léon,
Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre, Olivier Veillon, Tanguy Viel, Olivier Werner, Elise Wilk

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Anticorps

de Magali Mougel

du 18 au 22 octobre 2016

1h30
COUPOLE
Tarif B (12€ - 6€)

Par Maxime Contrepois

Avec Dan Artus, Adeline Guillot, Judith Morisseau, Jules Sagot

Assistante à la mise en scène Joséphine Supe

Scénographie Margaux Nessi

Création lumière Diane Guérin
Création sonore Baptiste Chatel
Création vidéo Thomas Rathier
Régie générale Félix Dhénin

 

 

 

LA VIE NE DOIT PAS ETRE PREFEREE AUX RAISONS DE VIVRE.
Maurice Blanchot 

"Anticorps parle de nos vies, de notre aptitude à laisser filer les vies qu’on voudrait avoir et à s’accommoder de celles qui nous fracassent. De notre capacité à faire des compromis, à tenter de les accepter puis à fermer les yeux en espérant que ça passe - cet arrière-goût de rouille quand on y repense. Dans Anticorps tous sont en fuite ; des fuites actives des fuites passives, des corps qui lâchent, des noms qui changent, des gens qui errent. Des fuites qui disent la difficulté à faire face, la facilité à échapper à ses responsabilités mais aussi l’envie de faire autrement.

Dina a fui pour mettre à distance des relations complexes, sans doute aussi pour sauver sa peau. Elle a reconstruit ailleurs, autrement, pour essayer malgré tout d'habiter le présent. Et puis cet arrière-goût, de rouille, de sang, d’excrément la ramène chez son oncle et chez sa tante où elle n’a pas mis les pieds depuis plus de 10 ans. Elle vient trouver des réponses, remettre les compteurs à zéro. Mais son oncle aussi a pris la fuite, effacé par la maladie. Homme sans voix, sans corps, sans mouvement, sans pensée, désormais sans passé. Elle est seule avec son histoire, avec ses maux, héritière malgré elle des actes et des choix de vie d’autres.

Dina reprend la route sans savoir où elle va. Une nouvelle fuite, une nuit d’errance va la conduire à croiser le chemin d’autres figures ; comme elle, elles ont choisi de se retirer du monde. Des humanités sur le fil traversent sa nuit, en quête d’identité ils interrogent les difficultés à agir et le besoin de faire parler la chair pour réactiver le désir, subversif et asocial, sans doute capable d’ouvrir de nouvelles possibilités de résistance."

Coproduction Théâtre National de Bretagne/Rennes, Comédie de Caen-Centre Dramatique National, Comédie de Reims- Centre dramatique national, Copilote, Théâtre Ouvert - Centre National des Dramaturgies Contemporaines

Avec le soutien de la SPEDIDAM

Résidences Théâtre Ouvert, avec le soutien de la Région Ile-de-France, L’Aire Libre en partenariat avec le Théâtre National de Bretagne/Rennes, Confluences.

Ce projet est construit dans le cadre de l’aide au compagnonnage du ministère de la Culture et de la Communication, en collaboration avec Jean-François Sivadier et la compagnie Italienne avec Orchestre.

La création de cette pièce bénéficie du Prix Jeunes Talents Côte-d’Or - Création Contemporaine et donc à ce titre d’une aide du Conseil Départemental.



Liens




© Antoine d'Agata, Sans Titre, Brésil, 2008

© Antoine d'Agata, Sans Titre, Brésil, 2008

Biographie

Magali Mougel

Née en 1982, elle a enseigné à l’Université de Strasbourg (département Arts du spectacle) et a animé des ateliers d’écriture, notamment au Théâtre National de Strasbourg (saison 2012-2013).

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